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Crise post-électorale

Gabon vs Burkina Faso : des activistes s’invitent avec leur opération « Ali Bongo est mort »


International
  • L’ambiance durant la rencontre amicale internationale hier près de Paris © 2019 D.R./Info241
Publié le 11 octobre 2019 à 08h11min

La rencontre amicale hier soir entre le Gabon et le Burkina Faso en région parisienne, a été marquée par l’arrivée de « supporters » très particuliers : les activistes de la diaspora gabonaise. Dans les gradins du stade municipal de Saint-Leu-la-Forêt (au nord de Paris), ils ont tenu à poursuivre leur opération « Ali Bongo est mort ». Ce, au rythme de chansons et de slogans anti-régime de Libreville. Une présence animée qui n’a pas manqué de surprendre les spectateurs présents.

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La victoire à l’arrachée des Panthères du Gabon conduites par leur capitaine Pierre-Emerick Aubameyang sur les Étalons du Burkina Faso 1 but à 0, a encore servi de prétexte à la contestation de la réélection controversée d’Ali Bongo à la présidentielle d’août 2016. Armés de banderoles et leurs chants, les gabonais de la diaspora ont tenu à scander qu’Ali Bongo, victime d’un AVC en octobre 2018, était mort. Mort symbolique ou politique, ils se sont invités à la fête pour le marteler.

La « ntcham » des activistes gabonais diffusée en direct sur Facebook

Dans une courte vidéo de leur exploit diffusé notamment sur les réseaux sociaux, on peut y voir une dizaine d’activistes scander « Ali Bongo est mort » ainsi que de nombreux slogans hostiles aux autorités de Libreville. L’ex opposant Franck Nguema qui a retourné sa veste pour devenir ministre des Sports, et présent durant la rencontre sportive amicale, a même eu droit une banderole rien qu’à lui où l’on pouvait lire « Franck Nguema collobo des crimes » du régime d’Ali Bongo.

Une action coup de poing que la diaspora gabonaise opposée au régime de Libreville multiplie ces derniers mois durant des événements publiques en France directement ou implicitement liés à leur pays. Ces manifestants s’étaient notamment invité aux obsèques de l’ancien président français Jacques Chirac, dit proche des dictateurs africains ou encore lors du procès de Jean-Luc Melenchon fin septembre. Des actions pacifiques que la diaspora gabonaise poursuit inlassablement tous les samedi place du Trocadéro à Paris et devant leur ambassade depuis septembre 2016.


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