Corruption

Pascaline Bongo poursuivie en France pour une sombre affaire de rétro-commission de 5 milliards

Pascaline Bongo poursuivie en France pour une sombre affaire de rétro-commission de 5 milliards
Pascaline Bongo poursuivie en France pour une sombre affaire de rétro-commission de 5 milliards © 2023 D.R./Info241

Alors qu’au Gabon, la justice continue de ne pas s’intéresser aux forts soupçons de corruption de traînent la famille Bongo même déchue, en France leurs malversations présumées sont très scrutées. C’est le cas de Pascaline Mferri Bongo Ondimba, sœur ainée d’Ali Bongo qui est désormais sur la sellette. Selon l’accusation, elle aurait touché une rétro-commission de 8 millions d’euros soit 5,26 milliards de FCFA pour faciliter l’attribution de marchés publics au Gabon à une entreprise de construction française.

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La justice française veut voir clair dans une affaire de corruption impliquant Pascaline Mferi Bongo qui a dirigé le cabinet présidentiel de son père jusqu’à sa mort en 2009. L’affaire remonte aux premières années de pouvoir d’Ali Bongo entre 2010 et 2011. La sœur du président gabonais déchu par l’armée est citée à comparaître devant le tribunal de Paris car accusée de corruption passive. Selon Libération, l’audience devrait avoir lieu les 29 janvier et 1er février 2024.

Les principaux membres de la famille Bongo qui ont régné sans partage sur ses richesses durant 56 ans

Au terme d’une enquête de 4 ans menée par le Parquet national financier, Pascaline Bongo, aurait facilité l’octroie de marchés publics à Egis Route contre la promesse de la bagatelle somme de 8 millions d’euros. Outre Pascaline poursuivie pour corruption passive d’agent public étranger, la liste des accusés comprend six autres personnes physiques et morales, dont la société de construction Edis, ainsi qu’une avocate, Danyèle Palazo-Gauthier, qui est soupçonnée de complicité de corruption.

Des accusations que réfute la concernée qui assure via son avocate qu’aucune preuve l’incriminant n’existe dans ce dossier. Pascaline Bongo « n’a été en contact avec personne, il n’y a pas de contrat signé et rien dans le dossier ne permet de dire qu’il y a eu une remise d’argent », a affirmé son avocate Corinne Dreyfus-Schmidt. Une sombre affaire de corruption à grande échelle que devra démêler la justice française dans les prochains mois.

@info241.com
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