Gabon : Condamné pour violences sur sa copine enseignante, le DAP du Woleu-Ntem retrouve la liberté
Luc-Constant Megne échappe à une peine de prison ferme. Le Directeur d’académie provinciale (DAP) du Woleu-Ntem a été reconnu coupable dans l’affaire de violences sur sa compagne, une enseignante d’espagnol, ce jeudi 10 septembre par le tribunal correctionnel d’Oyem malgré le retrait de la plainte de la plaignante. Selon les éléments du jugement transmis à Info241, il a été condamné à trois mois d’emprisonnement avec sursis et à une amende de 300 000 FCFA. Cette décision met fin à sa détention provisoire, commencée le 31 août dernier.
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Le responsable de l’Éducation nationale retrouve ainsi la liberté après une dizaine de jours passés sous mandat de dépôt. Le tribunal a retenu sa responsabilité pénale, tout en assortissant intégralement la peine d’emprisonnement du sursis. Cette condamnation ne prévoit donc pas de nouvelle période d’incarcération ferme. Elle demeure néanmoins une sanction judiciaire pour les violences examinées à l’audience.
Des violences survenues au quartier Ancien-Hôpital
Les faits examinés au procès remontent au 26 août, vers 22 heures, au quartier Ancien-Hôpital d’Oyem. Selon le compte rendu d’audience, Luc-Constant Megne attendait sa compagne dans son véhicule lorsqu’il l’a vue monter dans une autre voiture stationnée à proximité. À la barre, il a reconnu l’avoir fait sortir du véhicule puis lui avoir administré une gifle. Il avait expliqué son geste par la colère, sur fond de soupçons concernant la relation entre sa compagne et le conducteur.
Une vue des violences subies par la victime qui a finalement pardonné à son bourreau
L’enseignante a livré une version plus grave de l’agression. Elle a déclaré avoir été rouée de coups puis traînée au sol, évoquant des photographies et un certificat médical versés au dossier pour étayer ses déclarations. Elle a présenté le conducteur comme un ami auquel elle avait demandé un service. Ces récits ont été examinés lors de l’audience du 3 septembre, avant la mise en délibéré du jugement au 10 septembre.
Des versions opposées sur les violences
À l’audience le 3 septembre, les récits ont divergé sur le déroulement précis de l’altercation. La plaignante a soutenu avoir subi plusieurs coups, évoquant des photographies et un certificat médical versés au dossier. Elle a également expliqué que M. Metoulou était un ami auquel elle avait demandé un service. Son récit mettait ainsi directement en cause le comportement de son compagnon.
Selon les précisions désormais rapportées, Luc-Constant Megne a contesté les coups qui lui étaient reprochés et avancé que la jeune femme aurait chuté en tentant de s’enfuir. M. Metoulou aurait, de son côté, déclaré ne pas l’avoir vu frapper l’enseignante. Un premier compte rendu d’audience indiquait toutefois que le DAP avait reconnu une gifle, ce qui fait apparaître une divergence entre les récits publiés de sa défense. Ces versions doivent donc rester attribuées, tandis que le jugement établit que le tribunal a retenu sa responsabilité pénale.
Le retrait de plainte n’a pas interrompu le procès
Le changement intervenu à l’audience du 3 septembre concernait la position de la plaignante. Celle-ci a retiré sa plainte et ne s’est pas constituée partie civile, selon les éléments complémentaires transmis. Les raisons de cette démarche ne sont pas précisées. Rien ne permet donc d’affirmer qu’elle serait revenue sur l’ensemble de ses déclarations concernant les violences.
Le parquet a poursuivi l’action publique et requis un an d’emprisonnement, dont six mois ferme. Les comptes rendus de l’audience mentionnent également une demande de 200 000 FCFA de dommages et intérêts. Face à ces réquisitions, la défense a plaidé la relaxe. Le dossier a ensuite été mis en délibéré jusqu’au jeudi 10 septembre.
Trois mois avec sursis et une amende de 300 000 FCFA
Le tribunal correctionnel d’Oyem n’a suivi ni la demande de relaxe ni les réquisitions d’emprisonnement ferme. Il a condamné Luc-Constant Megne à trois mois de prison intégralement assortis du sursis, auxquels s’ajoute une amende de 300 000 FCFA. Cette décision permet sa remise en liberté après sa période de détention provisoire. Les éléments disponibles ne précisent pas si des dommages et intérêts ont finalement été accordés.
Le retrait de plainte ne peut être présenté comme la cause certaine de cette peine avec sursis, les motivations détaillées du jugement n’étant pas communiquées. Aucune information transmise ne précise non plus si un appel sera exercé. Sur le plan professionnel, aucune décision administrative concernant ses fonctions de DAP n’est mentionnée. L’affaire aboutit donc, à ce stade, à une condamnation pénale sans emprisonnement ferme supplémentaire, tandis que ses éventuelles suites administratives restent inconnues.
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