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Assaut meurtrier du QG de Jean Ping en 2016 : Michel Ongoundou réclame des comptes aux exécutants

Assaut meurtrier du QG de Jean Ping en 2016 : Michel Ongoundou réclame des comptes aux exécutants
Assaut meurtrier du QG de Jean Ping en 2016 : Michel Ongoundou réclame des comptes aux exécutants © 2026 D.R./Info241

Alors que les récentes révélations du média français Marianne sur l’assaut meurtrier du quartier général de Jean Ping secouent l’opinion publique gabonaise, l’opposant Michel Ongoundou Loundah a fermement brisé le silence. Présent sur les lieux lors de la nuit tragique du 31 août au 1er septembre 2016, le président du parti Réagir refuse de voir ce crime sombrer dans l’oubli ou se diluer dans des justifications hiérarchiques.

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Face à la presse le samedi 7 mars, lors d’une déclaration de la coalition de l’opposition « Unie » à Libreville, l’acteur politique a tenu à rappeler la sacralité de l’engagement militaire. Pointant du doigt la dérive de certains corps de défense lors de ces événements, il a estimé que la responsabilité des exécutants est tout aussi engagée que celle des donneurs d’ordre, rejetant catégoriquement l’argument de l’obéissance aveugle.

Le rejet de l’obéissance aveugle et la jurisprudence de Nuremberg

« Ali Bongo n’était pas dans l’hélicoptère. Il n’avait pas une arme. Ceux qui ont tiré sur nous devraient pouvoir nous présenter une réquisition. Parce que l’usage des armes par un militaire est réglementé. Le militaire n’est pas un assassin », a martelé samedi Michel Ongoundou Loundah. Il s’insurge ainsi contre l’idée que l’ordre reçu dédouane celui qui appuie sur la gâchette, soulignant que ces soldats n’auraient jamais fait feu sur leurs propres familles sous prétexte d’un commandement.

Une autre vue de la conférence de presse du CNR

Pour étayer sa position, le président de Réagir n’a pas hésité à convoquer l’histoire mondiale, dressant un parallèle explicite avec les crimes du IIIe Reich. « Je convoque la jurisprudence de Nuremberg, après la Deuxième Guerre mondiale, où certains nazis avaient voulu se défausser sur Hitler. Donc c’est pareil. Quand on vient nous dire : oui, on était sous les ordres de M. Ali Bongo, d’accord, mais il faut nous le prouver », a-t-il affirmé avec force.

L’exigence maintenue d’une commission d’enquête internationale

Selon le leader politique, le passage du temps ne doit en aucun cas effacer la gravité des faits, d’autant que le bilan humain de cette crise post-électorale de 2016 demeure encore incertain. « Déjà, on ne sait même pas combien de morts il y a eu. On ne sait pas combien de blessés. Il y en a qui ont fui ce pays. Nous ne pouvons pas faire comme si rien ne s’était passé », a-t-il déploré.

Ce combat pour la vérité, Michel Ongoundou Loundah le porte également sur la scène diplomatique européenne. Évoquant des actions menées à Bruxelles avec ses alliés, il a réitéré l’exigence d’une expertise neutre pour faire la lumière sur cette tragédie, mais également sur les violences survenues en 2009. « En 2009, il y a eu des massacres. En 2016, on a changé d’échelle, on est allé plus haut. On ne peut pas continuer comme ça, à faire comme si de rien n’était. On finira par obtenir cette commission d’enquête internationale indépendante. Et les coupables, quel que soit le temps que ça prendra, devront rendre des comptes », a-t-il conclu.

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