CNO du Gabon : L’élection repoussée au 2 mai après un compromis arraché au gouvernement
Le siège du Comité national olympique du Gabon (CNOG) a accueilli, ce samedi 25 avril, une assemblée générale extraordinaire principalement consacrée à la fixation d’une nouvelle date pour le scrutin présidentiel. Suspendue le 13 avril dernier pour des raisons administratives, l’élection initialement prévue ce même samedi se tiendra finalement le 2 mai prochain. Cette résolution est le fruit d’un consensus au cours duquel les présidents des différentes fédérations sportives ont misé sur les récents engagements du gouvernement pour sortir de l’impasse institutionnelle.
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Cette session décisive s’est déroulée sous le regard attentif de Julien Minavoa, l’observateur expressément mandaté par le Comité international olympique (CIO). Sa présence visait à se porter garant du respect absolu des principes de gouvernance et de transparence chers au mouvement olympique. Ce recadrage constitue une étape importante dans le processus institutionnel du CNOG, marquant la ferme volonté des acteurs sportifs locaux de renforcer une gouvernance rigoureuse et parfaitement conforme aux standards internationaux.
Le pari d’un guichet unique gouvernemental
Cette décision de report maîtrisé intervient dans la foulée d’une réunion de concertation décisive tenue le jeudi 23 avril avec les plus hautes autorités. Les acteurs présents à l’assemblée du 25 avril, qui s’est déroulée sous le regard attentif de l’émissaire du Comité international olympique (CIO), Julien Minavoa, ont choisi de faire confiance à l’État. Ce dernier a notamment promis la mise en place d’un guichet unique pour accélérer les démarches de normalisation.
Une vue de cette AG
Pour Bonaventure Nzigou Manfoumbi, cette option consensuelle s’imposait comme une évidence face au blocage institutionnel. « Je pense que nous n’avons pas le droit de douter du gouvernement qui s’est engagé à mettre le guichet unique et à normaliser les fédérations. La régularisation se fera graduellement ; dans un premier temps, ce guichet s’occupera des fédérations, puis viendront les ligues et les clubs », a-t-il affirmé, espérant ainsi une fluidification durable de la gouvernance sportive.
Éviter les foudres de la Charte olympique
Ce souci de stricte conformité administrative est largement partagé par les autres dirigeants fédéraux. C’est le cas de José Foula, qui insiste lourdement sur les enjeux diplomatiques de ce dossier. « Si le gouvernement reste conforme à ce qu’il a décidé, il ne devrait pas y avoir de problèmes pour qu’une fédération ait ses documents en une journée. Cela nous éviterait d’être face à la communauté internationale et donc de subir la Charte olympique, qui n’est ni modifiable, ni négociable », a-t-il prévenu avec fermeté.
À travers ce glissement de calendrier d’une semaine, le CNOG a manifestement opté pour une stratégie de sécurisation juridique. L’objectif est clair : éviter toute sanction ou malentendu avec les instances internationales, tout en posant les bases d’une organisation plus rigoureuse. Le rendez-vous électoral du 2 mai apparaît désormais comme un véritable test grandeur nature. Il évaluera non seulement la capacité du mouvement sportif à s’entendre, mais également la crédibilité des promesses faites par le gouvernement.
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