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Kenya : Face à la hausse du carburant, les transporteurs paralysent le pays pour exiger des réformes

Kenya : Face à la hausse du carburant, les transporteurs paralysent le pays pour exiger des réformes
Kenya : Face à la hausse du carburant, les transporteurs paralysent le pays pour exiger des réformes © 2026 D.R./Info241

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La grogne sociale gagne du terrain au Kenya. Face à une nouvelle augmentation vertigineuse des prix du carburant, les professionnels du transport ont déclenché un vaste mouvement de grève ce lundi 18 mai. À travers plusieurs grandes villes du pays, les propriétaires de matatus, chauffeurs de taxi, conducteurs de moto-taxi et transporteurs routiers ont décidé de suspendre leurs activités. Par cette mobilisation de grande ampleur, ils exigent une baisse immédiate des tarifs à la pompe ainsi que des réformes structurelles urgentes dans la gouvernance du secteur énergétique national.

Cette flambée de l’or noir menace directement la survie financière des travailleurs et fragilise un peu plus le pouvoir d’achat des populations, déjà durement éprouvées par les charges incompressibles liées au logement, à l’alimentation et à la scolarité. Les répercussions de cette crise dépassent d’ailleurs le seul cadre des transports pour impacter directement les produits de consommation courante, réduisant les bénéfices des petits commerçants. Sur le terrain, la situation place les opérateurs dans un véritable dilemme économique : de nombreux chauffeurs hésitent encore à répercuter intégralement ce surcoût, redoutant une désertion massive de leur clientèle qui se verrait contrainte de parcourir de longues distances à pied faute de moyens.

Au-delà des simples revendications tarifaires, le bras de fer a pris une tournure ouvertement politique. Les acteurs du secteur réclament désormais la démission du ministre de l’Énergie et la dissolution pure et simple de l’Autorité chargée de la régulation pétrolière. Si les autorités tentent de justifier cette conjoncture par la hausse des coûts d’importation sur le marché international, leurs précédentes mesures d’atténuation, à l’instar de la réduction de la taxe sur la valeur ajoutée sur les carburants, sont aujourd’hui balayées et jugées largement insuffisantes par les syndicats, soutenus dans leurs inquiétudes par la Chambre de commerce du Kenya quant à la compétitivité des entreprises locales.

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