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Frappe meurtrière en Irak : Bagdad accuse les États-Unis d’avoir bombardé une clinique militaire

Frappe meurtrière en Irak : Bagdad accuse les États-Unis d’avoir bombardé une clinique militaire
Frappe meurtrière en Irak : Bagdad accuse les États-Unis d’avoir bombardé une clinique militaire © 2026 D.R./Info241

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La tension monte d’un cran entre l’Irak et les États-Unis. Ce mercredi 25 mars 2026, le gouvernement irakien a formellement accusé les forces américaines d’avoir bombardé la clinique militaire d’Habbaniyah, située dans la province occidentale d’Anbar, tuant sept membres de l’armée nationale et faisant treize blessés. Face à ce drame, le porte-parole du commandant des forces armées irakiennes, Sabah al-Numan, a fermement condamné une « agression odieuse » à laquelle Bagdad se réserve « le droit de répondre par tous les moyens disponibles ». Il a par ailleurs souligné que cet acte « sape les relations entre les peuples d’Irak et des États-Unis d’Amérique », poussant le ministère irakien des Affaires étrangères à convoquer le chargé d’affaires de l’ambassade américaine pour lui remettre une note de protestation.

Du côté de Washington, le démenti est immédiat bien que laconique. Le capitaine de vaisseau Tim Hawkins, porte-parole du Commandement central américain (Centcom), a officiellement réfuté ces accusations en déclarant : « Nous sommes au courant de ces informations. Les forces américaines n’ont pas ciblé de clinique médicale en Irak ». Cependant, des enquêtes indépendantes, appuyées par des vidéos géolocalisées, confirment la présence de deux avions de l’US Air Force, dont un redoutable A-10C Thunderbolt II, survolant la zone au moment de la frappe. Une présence qui s’inscrit dans un contexte régional explosif, alors que le général Dan Caine, chef d’état-major interarmées américain, confirmait récemment l’utilisation de ces appareils et d’hélicoptères d’attaque contre des milices alignées sur l’Iran opérant sur le sol irakien.

Cette frappe controversée risque d’embraser des relations diplomatiques déjà extrêmement fragiles, envenimées par la guerre en cours avec l’Iran voisin. Selon un haut responsable militaire irakien, la clinique touchée se trouve d’ailleurs à proximité immédiate d’une base des Forces de mobilisation populaire, une coalition de paramilitaires chiites dont certaines franges sont soutenues par Téhéran. Alors que le bureau du Premier ministre irakien déplore cet incident survenu « malgré les efforts politiques et pratiques soutenus de l’Irak pour tenir le pays à l’écart du conflit régional en cours » , Bagdad s’apprête désormais à porter l’affaire devant le Conseil de sécurité des Nations Unies, exigeant des réponses claires sur cette désastreuse escalade militaire.

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