Reforme du Code pénal

Crimes rituels au Gabon : Oligui Nguema songe à un référendum sur le retour de la peine de mort

Crimes rituels au Gabon : Oligui Nguema songe à un référendum sur le retour de la peine de mort
Crimes rituels au Gabon : Oligui Nguema songe à un référendum sur le retour de la peine de mort © 2026 D.R./Info241

C’est une annonce qui fera date et qui ne manquera pas de faire réagir l’opinion publique. Lors de la 2e journée de la traditionnelle cérémonie de présentation des vœux de Nouvel An ce jeudi à Libreville, le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema, a brisé un tabou. En réponse à la recrudescence des crimes rituels et crapuleux, le chef de l’État a annoncé son intention de soumettre la question du rétablissement de la peine de mort à une consultation nationale.

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Le décor solennel du Palais présidentiel, face aux corps constitués, à l’administration centrale et aux confessions religieuses, se prêtait aux annonces structurantes. Mais peu s’attendaient à voir le débat sur la peine capitale, abolie au Gabon depuis 2010, revenir sur le devant de la scène avec une telle force. En ligne de mire une reforme du Code pénal gabonais pour tenir compte de ces crimes et de sanctions plus dissuasives.

 « La parole au peuple souverain »

Cette sortie du président de la République n’est pas fortuite. Elle intervient en réponse directe aux inquiétudes soulevées par Guy Bertrand Mapangou. Lors de son allocution, le président du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC) a tiré la sonnette d’alarme face à la persistance et à l’horreur des « crimes de sang » qui endeuillent les familles gabonaises et installent un climat de psychose dans le pays.

Le président du CESEC au cours de cette cérémonie

Refusant de trancher seul sur cette question éthique et judiciaire brûlante, Brice Clotaire Oligui Nguema a choisi de renvoyer la responsabilité aux citoyens. « Cette réflexion doit être portée par le peuple qui m’a élu » , a-t-il déclaré avec gravité. Joignant le geste à la parole, il a formellement instruit le Gouvernement d’organiser, dans les meilleurs délais, une consultation nationale. Si les modalités exactes restent à définir, cette démarche pourrait prendre la forme d’un référendum, permettant aux Gabonais de décider s’ils souhaitent, ou non, voir la sentence suprême réintroduite dans le Code pénal.

 Tolérance zéro pour les commanditaires

Au-delà de cette annonce institutionnelle, le numéro un gabonais a tenu à réaffirmer l’autorité de l’État. Adoptant un ton martial, il a promis une fermeté absolue face à la grande criminalité. Le message est clair : l’impunité est terminée. Brice Clotaire Oligui Nguema a assuré que la traque visera non seulement les exécutants des crimes de sang, mais également — et surtout — leurs commanditaires, quel que soit leur rang social ou politique.

Une vue de la salle

En rouvrant ce dossier sensible, le président lance un débat de société majeur qui promet d’animer les passions dans les semaines à venir, entre partisans de la loi du talion et défenseurs des droits de l’homme.

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