Décès prématuré du Pr Jean Bruno Ella Nguema, voix inspirante et influente de la diaspora gabonaise
La diaspora gabonaise de France vient de perdre, ce dimanche 1er février, l’une de ses figures les plus prolifiques. Le président de la Convention de la diaspora gabonaise (CDG), le Pr Jean Bruno Ella Nguema, universitaire et médecin dentiste de renom, est décédé dans la nuit de samedi à dimanche, aux alentours de 3 heures, des suites d’un malaise, selon plusieurs sources consultées par Info241. L’information a ensuite été confirmée par la CDG dans un communiqué.
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Le communiqué de la CDG, organisation pionnière de la diaspora gabonaise en France, a souligné la dimension humaine et militante du défunt d’une cinquantaine d’années, présenté comme un patriote convaincu et un bâtisseur d’idées. La CDG a adressé ses condoléances à la famille, aux proches, aux collègues et à l’ensemble du peuple gabonais, annonçant qu’un hommage patriotique lui sera rendu, selon des modalités qui seront communiquées ultérieurement.
Parcours et engagement
Chef de pôle médecine et chirurgie bucco-dentaire au CHU de Bordeaux, le Pr Jean Bruno Ella Nguema s’était imposé comme une référence dans son domaine, reconnu pour sa rigueur, son sens de la transmission et son investissement humain. Son action s’inscrivait dans une trajectoire hospitalo-universitaire exigeante, au contact de la recherche, de la clinique et de l’enseignement, faisant de lui une référence locale et un motif de fierté pour la diaspora.
L’illustre médecin disparu, ici en 2021 au CHU de Bordeaux
Au sein de la CDG, dont il était membre fondateur, il portait une ambition politique assumée : œuvrer pour un Gabon « souverain, juste et solidaire », et appeler à un « saut mental » en faveur d’une refondation nationale durable. Engagé de longue date contre le régime d’Ali Bongo Ondimba, il a pris part, après la chute de ce dernier, au dialogue national inclusif d’avril 2024 à Libreville, en qualité de président de la CDG, assumant une posture de rassemblement et de proposition.
Hommages et héritage
Les réactions se multiplient depuis l’annonce du décès ce dimanche, dans un registre à la fois personnel et politique. L’ancien vice-Premier ministre d’Ali Bongo Bruno Ben Moubamba a lui évoqué une « grande tristesse » et décrit le défunt comme une « figure éminente » de la communauté gabonaise en France, saluant un « héritage remarquable » et un engagement au service de la diaspora, avant de présenter ses condoléances à la famille et aux proches.
Le communiqué d’hommage du député des gabonais de la diaspora
Le journaliste d’Africa Radio Pheel Pambou dit ne pas l’avoir connu personnellement, mais affirme avoir admiré « l’homme de science » et « la fierté » qu’il représentait pour le Gabon et la diaspora, soulignant une perte « immense » pour la nation comme pour la France où il exerçait. Hugues Awanhet Ntawanga, membre du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC), a également présenté ses condoléances, tandis que le député de la diaspora Rostan Mickael Engonga Ella salue la mémoire d’« un homme de savoir » et d’« un passeur de connaissances », dont l’action a contribué au rayonnement de l’excellence gabonaise au-delà des frontières.
Pour la CDG, l’enjeu est désormais de faire vivre cet héritage : une exigence de responsabilité, une foi dans l’intelligence collective et une ambition constante de mettre les forces vives de la diaspora au service de la Nation, « pour que son œuvre et sa vision continuent d’inspirer la Nation ».
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