Libreville, le mercredi 18 février 2026
13e ANNÉE
Info241.com
Le média qui démocratise l’actualité gabonaise et africaine
--°C

Rentrée

Gabon : Vers un débat national sur le retour de la peine de mort et la valorisation de l’iboga

Gabon : Vers un débat national sur le retour de la peine de mort et la valorisation de l’iboga
Gabon : Vers un débat national sur le retour de la peine de mort et la valorisation de l’iboga © 2026 D.R./Info241

Le Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC) du Gabon a ouvert sa première session ordinaire de l’année 2026 ce mardi 17 février 2026, à Libreville. Sous la conduite de son président, Guy Bertrand Mapangou, l’institution a placé au cœur de ses travaux deux sujets hautement sensibles : l’insécurité, avec la relance de la question du retour de la peine de mort, et la protection de l’iboga, ressource culturelle majeure et potentiel levier économique. Pendant 30 jours, les 99 conseillers doivent produire des recommandations destinées à éclairer l’action publique. L’ambition affichée est de structurer un débat de fond, au-delà de l’émotion.

Moov Africa

-

Le Palais du CESEC a servi de cadre à l’ouverture de la session, marquée par un discours d’orientation prononcé par le président Guy Bertrand Mapangou, en présence du vice-président du Gouvernement et de plusieurs responsables institutionnels. Pendant 30 jours, les 99 conseillers membres sont appelés à plancher sur des thématiques touchant à la sécurité des personnes et à la préservation des marqueurs identitaires du pays. L’objectif affiché est de formuler des recommandations susceptibles d’éclairer l’action publique. L’institution entend, à travers ces travaux, se positionner comme une force de proposition.

Sécurité : la question de la peine de mort relancée

Face à la recrudescence des crimes de sang qualifiés de « crapuleux », le CESEC souhaite provoquer un « électrochoc » dans la conscience collective. Le débat sur un éventuel retour de la peine de mort est inscrit à l’ordre du jour de cette session. Il ne s’agit pas, pour le Conseil, de rompre avec l’État de droit, mais d’interroger l’efficacité de l’arsenal répressif actuel. Le CESEC plaide pour une approche plus globale, intégrant prévention, cohésion sociale et renforcement des mécanismes de protection.

Le président du CESEC et les membres du gouvernement

Le second axe majeur porte sur la valorisation et la protection de l’iboga (eboghè), plante sacrée au cœur de pratiques culturelles et spirituelles gabonaises. Présentée comme une ressource convoitée à l’international, elle est aussi exposée aux risques de biopiratage. Le CESEC appelle l’État à déclarer l’iboga patrimoine national inaliénable. Les travaux devraient viser la structuration d’une filière responsable, la protection des savoirs ancestraux et la transformation de cette ressource en levier de recherche scientifique et de diversification économique.

Un appel à la trêve sociale

Au-delà de ces deux dossiers, le président du CESEC a lancé un appel à une trêve sociale entre le Gouvernement et les partenaires sociaux, notamment dans le secteur de l’éducation. Dans un contexte de relance impulsé par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, l’institution estime que l’apaisement du climat social constitue une condition essentielle à la stabilité. Le CESEC invite ainsi les parties prenantes à privilégier la concertation. L’objectif est d’éviter une crispation durable susceptible d’affecter l’action publique.

Une autre vue de la cérémonie d’hier

Cette session 2026 ambitionne de transformer les préoccupations exprimées dans la société en propositions opérationnelles. Le CESEC entend consolider son rôle consultatif en produisant des avis et orientations sur des sujets à forte charge politique, sociale et culturelle. À la croisée des enjeux sécuritaires et patrimoniaux, l’institution veut peser dans le débat public. Reste désormais à mesurer l’impact réel de ses recommandations sur les décisions gouvernementales.

@info241.com
Moov Africa

Newsletter de Info241.com

Inscrivez-vous maintenant pour recevoir notre newsletter quotidienne


Info241.com s'engage à ne pas vous envoyer de messages non sollicités. Si vous changez d'avis, vous pourrez vous désabonner de cette newsletter à tout moment.


-

Commenter l'article